Banner Image
3.30.2011

Unrest In The Ivory Coast

Ivory Coast

Jusqu’à maintenant, en Côte d’Ivoire, près d’un million de personnes ont été déplacées à cause des affrontements armés. Les résidents fuient vers les régions rurales et les pays avoisinants. La contestation du résultat des récentes élections présidentielles a divisé ce pays, qui luttait déjà pour rétablir la paix après la courte guerre civile de 2002. Depuis les élections qui se sont déroulées à la fin de l’année dernière, des combats sporadiques se poursuivent, et la tension est très forte. Le pays est au bord d’une autre guerre civile, et la vie de milliers de croyants est en péril.

Nous avons des contacts réguliers avec nos représentants en Côte d’Ivoire, car nous nous soucions du bien-être des 20 000 croyants de ce pays. Nous les encourageons sans cesse, nous leur rappelons qu’ils ne sont pas seuls, puisque l’Épouse de Christ, partout dans le monde, prie pour eux. Voici un rapport que nous avons reçu d’un employé de la Voix de Dieu en Côte d’Ivoire, dont nous ne divulguerons pas le nom pour des raisons de sécurité.

Je voudrais en mon nom propre et au nom de tous mes frères et sœurs de Côte d’Ivoire, remercier tous nos frères et sœurs à travers le monde qui ont appelé et envoyé des mails pour nous dire qu’ils prient pour nous. En effet, depuis que cette crise a éclaté, des frères ici en Afrique de l’Ouest (Ghana, Togo, Nigeria, Sierra Leone), en Afrique Centrale (Congo Brazzaville, Congo Kinshasa), en Afrique Australe (Zimbabwe) et des frères d’Europe, d’Amérique, comme ceux du Trinidad et Tobago et surtout d’Amérique du Nord, n’ont cessé de nous appeler pour nous dire qu’ils prient pour nous.

Du fond de notre cœur, nous voudrions leur dire merci. Leurs prières nous réconfortent beaucoup. Je suis sûr que c’est grâce à vos prières que des frères ici ont pu échapper à des situations désastreuses qui auraient pu leur arriver, les précipiter dans la tombe. Nous vous prions de continuer de prier pour nous.

La situation est très difficile. Environ un million de personnes (huit cent mille à Abidjan) ont fui leurs maisons à cause des combats à l’arme lourde, pour se réfugier dans des endroits sûrs. En réalité, à Abidjan comme dans bien des endroits, à l’heure actuelle, il n’y a pas de lieu que l’on peut qualifier de sûr. Le danger étant devenu permanent et les crises de tomber tellement nombreuses que nous ne pouvons vivre que par la foi en comptant sur la grâce de Dieu.

Nos frères et sœurs qui sont dans les régions de l’ouest ont également besoin de votre attention, de vos prières aussi. C’est triste de vous informer que beaucoup de familles ont fui les combats à Abidjan pour se réfugier dans des régions de l’ouest d’où certains sont originaires, notamment à Duekoué, Toulepleu, Bloloquin et Daloa. Actuellement, des combats très violents se déroulent malheureusement dans cette région, poussant les populations à quitter à nouveau la région pour se mettre en route, en quête d’endroits de refuge pour se mettre à l’abri.

Je voudrais vous préciser que Daloa est une grande ville de l’ouest de la Côte d’Ivoire avec un peu plus de 1,2 million d’habitants. Dans cette ville et dans les voisinages, nous comptons environ 43 églises du Message, soit un plus de 1 500 croyants. (Daloa est un centre stratégique pour la production du cacao, le premier produit d’exportation du pays. Cette ville a été tout dernièrement le terrain de combats intensifs.)

En conclusion, beaucoup d’églises du Message ont été touchées, et nos précieux frères et sœurs en Christ ont été dispersés. À Abidjan, la capitale économique, aussi bien que dans d’autres endroits, nous nous efforçons dans la mesure du possible de nous rassembler au moins tous les dimanches. Quelques fois cela est possible, mais il arrive des fois que c’est impossible de le faire. Côté vie, les choses ne sont pas faciles du tout. Les prix flambent terriblement sur le marché. De plus en plus, la population est sévèrement touchée par la crise. Les banques sont fermées, les sociétés ferment l’une après l’autre. Les médicaments dans les pharmacies commencent à manquer. Continuer à exister relève d’un miracle. Notre Dieu fait des miracles cependant. C’est sur cela que nous nous reposons.

Merci de prier pour nous.

Frère (nom du frère)